Jeune directrice

Si vous cherchez sur Google, quelques détails sur la profession d’agent négociateur socio-immobilier, vous ne trouverez pas grand chose. Pour ne pas dire, rien. En revanche, si vous demandez à Elodie Legendre-Noirault de vous expliquer de quoi il s’agit, elle y répondra avec enthousiasme et précision. C’est la première fonction qu’elle a exercé à l’association départementale pour l’accueil et la promotion des gens du voyage (ADAPGV). Il s’agit alors de travailler sur l’insertion des gens du voyage grâce au logement. C’était en 2001. Elodie est, depuis, devenue directrice. Faisons connaissance.

img_20160825_095916-siteLa jeune femme a une formation de conseillère en économie sociale et familiale. Elle arrive à l’ADAPGV en tant qu’emploi jeune. Sa première mission a été d’aider les gens du voyage de la Vienne qui le souhaitent, à  se sédentariser. “L’insertion par le logement fonctionne très bien avec tous les publics, explique t-elle. Quand j’ai pris mes fonctions, j’ai reçu un bon accueil des familles de gens du voyage, qui étaient plutôt demandeuses. Cela a été plus difficile avec les partenaires.” Les voyageurs souffrent alors, bien souvent d’une mauvaise image et habitants et partenaires sont réticents à leur installation à proximité de leur lieu de vie. “Aujourd’hui, j’ai l’impression que nous sommes écoutés et compris, explique Elodie. Les partenaires connaissent l’ADAPGV et savent ce qu’elle fait.”

L’équipe est consciente que cela reste fragile. L’image et la crédibilité gagnées au prix d’un gros travail de promotion (journées de sensibilisation, semaine culturelle) peuvent être sabotées en 1h par des reportages sur-médiatisés.

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Jusqu’à ce qu’elle devienne directrice, en 2013, Elodie est sur le terrain, très proche des familles. “Le poste de direction m’amène à m’éloigner un peu du public. Ca a été progressif. J’ai eu le temps de m’adapter et les familles aussi, explique t-elle.” “Aujourd’hui, ses interlocuteurs sont les élus et les techniciens des collectivités. Ses missions ont évolué. Mais elle défend toujours les mêmes valeurs et travaille toujours au profit des gens du voyage.” Pour ne pas perdre complètement le lien, je rends régulièrement visite aux familles, chez elles, sur les aires d’accueil ou sur les aires de grand passage.”

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Si, même après 15 ans, son travail lui plait toujours autant, c’est aussi parce qu’elle s’implique dans les 2 réseaux nationaux que sont la FNASAT et les fédérations des centres sociaux. Au sein de la fédération nationale des associations solidaires d’action avec les Tsiganes et les Gens du voyage, elle trouve une expertise et des spécialistes des questions d’habitats ou des questions juridiques.  Auprès des fédérations départementales et régionales des centres sociaux, elle se nourrie des échanges avec les acteurs sur la manière, notamment de construire sa politique d’action auprès des gens du voyage, lorsque l’on est un centre socioculturel spécifique.

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