La soupe citoyenne de Surgères

 

L’union régionale des centres sociaux de Poitou-Charentes organisait son assemblée générale le mardi 27 mai 2014 à Niort. Cette année, les administrateurs avaient choisi de parler des initiatives économiques et citoyennes mises en place dans les centres socioculturels. Pour l’occasion, le centre d’animation cantonal de Surgères (17) est venu nous expliquer comment les bénévoles avaient eu l’idée d’organiser les soupes citoyennes. C’est Philippe Fléchais, le directeur de l’association, qui est venu nous raconter cette belle action économique ET solidaire. Il a ainsi démontré que les centres socioculturels étaient bien légitimes pour accompagner ce type de projets.

Dans soupes citoyennes, il y a d’abord… de la soupe. Et de la vraie, bien sûr. Elle est mitonnée par l’atelier cuisine du centre d’animation cantonal de Surgères (CAC). Mais, tenez-vous le pour dit, la soupe n’est qu’un prétexte. A Surgères, ce sont les esprits que l’on nourrit. « Nous constations depuis quelques temps, qu’un écart se creusait entre les administrateurs et les bénévoles du centre. Comment faire en sorte que ces derniers fassent le pas de s’investir au conseil d’administration ? » nous dit Philippe Fléchais. « Pour nous, l’explication est simple. Tant que les gens n’ont pas conscience d’appartenir à un territoire avec des élus municipaux, une caisse d’allocations familiales ou d’autres acteurs locaux, ils ne peuvent pas envisager d’être acteurs de ce territoire. »

Puis, les administrateurs du CAC se sont souvenus qu’ils venaient de l’éduc pop. Et qu’à défaut d’organiser une université populaire, ils allaient proposer aux bénévoles des rencontres, sur des thèmes très concrets, pour mieux comprendre le monde. La voilà la soupe citoyenne ! Un thème, un invité, un débat, de la convivialité. « Les sujets qui ont le plus marqué les esprits sont l’immigration, la laïcité et la consommation. Nous souhaiterions aujourd’hui en débattre plus largement en Charente-Maritime. » nous dit Philippe. « Peut-être d’autres centres socioculturels seront-ils intéressés par ces questions de société ? »

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