Le pouvoir, ce n’est pas comme les gâteaux…

Les 12 et 13 octobre derniers, les centres socioculturels du Poitou-Charentes étaient réunis à Aiffres (79) pour se cultiver sur le pouvoir d’agir. Ils avaient invité Isabelle Foucher, du collectif pouvoir d’agir et Pascal Aubert, de la fédération des centres socioculturels de France. Ils ont accompagné la réflexion et ont essayé de savoir avec les Centres, comment dynamiser les initiatives citoyennes locales avec une attention particulière autour de la culture, la consommation, les outils numériques.

Cela fait 30 ans que, dans le cadre de la politique de la ville, les Centres Sociaux (et bien d’autres) parlent de la participation des habitants. Mais qu’est-ce qui est concrètement mis en œuvre pour que cette participation soit effective ? A quels moments, dans quels lieux, les habitants sont-ils vraiment sollicités ? Plutôt que de parler de constat d’échec, Pascal Aubert préfère parler de la fin d’un cycle, d’une situation politique et économique telle que les habitants doivent reprendre la parole et le pouvoir pour changer les choses. Les habitants peuvent être des acteurs de la transformation, ils peuvent répondre à leurs besoins et participer aux décisions publiques, précise Isabelle Foucher. Il ne s’agit surtout pas d’être menaçant vis à vis des des institutions. Le pouvoir, ce n’est pas comme les gâteaux, ce n’est pas parce que les habitants prendraient beaucoup de pouvoir que les autorités publiques en auraient moins. « Au contraire, le pouvoir, ça s’additionne. » explique Pascal Aubert.

Il faut donc rendre les habitants acteurs, leur faire prendre du pouvoir. Les Centres Socioculturels se sentent concernés par la question. Ils voient une situation sociale et économique qui se dégrade, des personnes en grande précarité. Ils souhaitent (re)devenir des plate formes d’initiatives des habitants. Lors des deux journées aiffricaines, les idées n’ont pas manqué. Pour mettre en place des moyens concrets, pour accompagner le pouvoir d’agir des habitants, les Centres Sociaux doivent peut-être changer de posture, inclure le pouvoir d’agir dans leur projet social. Lors du diagnostic de territoire, ils pourraient mesurer les envies, les rêves et les colères des citoyens. Ils pourraient le faire en allant à la rencontre des habitants, en allant frapper aux portes. Ils devraient peut-être être plus à l’écoute de ce qui se passe sur les territoires. Ils devraient sûrement continuer à agir en réseau et à mutualiser les compétences.

Les bénévoles et les salariés nous l’expliquent en images.


Le pouvoir d’agir, vous pensez que c’est… par CentresSocioculturels79

(1 commentaire)

  1. Bravo!

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