L’éducation du futur

Le 19 avril 2012, les accueils de loisirs (ALSH) des centres socioculturels et des francas ont invité les acteurs éducatifs de la Vienne à une journée d’échange sur l’éducation du futur. Philippe Labbé, sociologue et ethnologue à apporter son éclairage sur la question. Mais alors, les centres de loisirs seraient des lieux ou l’on développe des connaissances ?

Pour accueillir les enfants, les ALSH ont l’obligation réglementaire de proposer puis d’appliquer un projet éducatif. Késako? Il s’agit de la feuille de route que doivent suivre les animateurs qui s’occupent de nos enfants les mercredis, après l’école et pendant les vacances. Il est donc bel et bien finit, le temps où nos têtes blondes faisaient des colliers de nouilles en écoutant un apprenti guitariste fredonner la canne de jeanne. Aujourd’hui, les accueils de loisirs sont reconnus par leurs pairs comme des lieux ou l’on apprend au même titre que la famille ou l’école. Dans leur projet éducatifs, les bénévoles et les animateurs indiquent leurs valeurs, leurs principes et les axes éducatifs puis définissent ensemble les consignes à donner aux équipes en fonction des premiers éléments. Ils se basent sur une analyse fine des besoins et envies des familles du territoire. Ils travaillent également en étroite collaboration avec les partenaires locaux et tiennent compte des politiques publiques en cours. Ils suivent de près les évolutions du monde pour adapter leurs activités aux besoins éducatifs d’aujourd’hui et de demain. Philippe Labbé complète et explique que l’animateur contribue à la compréhension du monde. De part sa liberté d’action et sa proximité avec les familles, les enfants et les acteurs sociaux du territoire, il peut éduquer à « bien penser ».

Les 150 acteurs de l’éducation présents lors de cette journée étaient tous bien curieux de savoir comment ils devraient travailler demain. Les besoins des enfants seront-ils les mêmes qu’aujourd’hui? Quelle posture devra avoir l’éducateur, celui qui dit-on « remet à l’endroit l’ordre des choses »? A quoi devra ressembler l’accueil de loisirs de 2020 des centres socioculturels et des francas? S’il est une chose à prendre en compte pour demain c’est le principe de globalité. Philippe Labbé cite Edgar Morin. « La multidimensionnalité des besoins implique la multidimensionalité de l’offre. Hors une seule personne, un seul animateur, ne peut pas répondre à tous les besoins identifiés sur son territoire. Autrement dit, il doit savoir travailler en partenariat. » Ceci interroge non seulement le contenu des projets éducatifs mais également la façon dont ils sont pensés et écrits.

C’est pour cela que les animateurs des centres socioculturels et des Francas du département invitent les familles, leurs confrères et les bénévoles de leurs associations à réfléchir ensemble aux grands principes éducatifs qu’ils coucheront dans leur futur projet. Rendez-vous le 5 juin 2012 au centre socioculturel de la Blaiserie.

Si vous voulez entendre et voir les acteurs des centres socioculturels parler d’éducation, cliquez sur le symbole lecture.


La co-éducation d’hier à demain par fcsv

Si vous souhaitez lire l’intégralité de l’intervention de Philippe Labbé, cliquez sur le document :

Si vous souhaitez lire la synthèse de Pierre Joyeux, des Francas de la Vienne, cliquez sur le document :

Si vous souhaitez lire la synthèse de Philippe Labbé, cliquez sur le document :

Pour plus informations : Cécile Martineau.

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