Vers une évolution de statut?

Dans les centres sociaux de la Vienne, notre sentiment est que « le CEE est en décalage avec la réalité professionnelle des personnes qui travaillent dans nos accueils de loisirs, et est en décalage avec nos besoins d’encadrements pédagogiques ». La plupart des animateurs que nous recrutons s’engagent dans cette profession avec passion. Mais celle-ci ne suffit pas. Cet engagement dans la profession n’existe que s’il est justement rémunéré et s’il s’inscrit dans un parcours professionnel valorisé et reconnu.

C’est pour cette raison que le réseau des centres sociaux et socioculturels de la Vienne est favorable à la distinction entre  des équipes constituées :
majoritairement (c’est-à-dire au moins 50%) d’animateurs ayant un contrat de travail de droit commun (c’est-à-dire classique)
d’animateurs bénévoles/militants dotés d’un contrat d’engagement qui leur assure une indemnité leur permettant de ne pas perdre d’argent. Pour consulter le texte complet de la position fédérale), cliquez sur le livret.

Pas de statut hybride mais des adaptations et des moyens pour l’application du droit du travail.

La Fédération des centres sociaux de la Vienne réaffirme son attachement aux séjours de vacances, ils sont « un moyen important de justice sociale pour faire face à l’inégalité du départ en vacances collectives. Car ces séjours, avec ou sans hébergements, sont le plus souvent proposés aux familles en situation de précarité ».
Nous souhaitons particulièrement travailler à la professionnalisation d’au moins 50% de nos équipes. Ce choix implique une augmentation des coûts de ces activités et nécessitera de se retourner vers les financeurs des Centres sociaux dont les principaux  sont les collectivités territoriales, les Caisses d’allocations familiales et l’Etat pour faire face à l’évolution des masses salariales. (Augmenter le coût journalier de ces activités en le répercutant sur les familles n’est pas envisageable).
Cette volonté implique aussi une évolution juridique des textes qui encadrent l’accueil de mineurs en séjours.
La professionnalisation de cet encadrement favorisera une réflexion sur les temps partiels qui sont facteurs de précarité et conduira à des organisations visant la mutualisation des postes sur un même territoire.
Cette approche n’est pas incompatible avec un travail à engager pour mieux définir un véritable statut juridique de l’animation volontaire permettant à des jeunes de s’engager pour une mission d’intérêt général dans des conditions d’exercice strict afin de ne pas en dévoyer le sens. Ce dispositif sortirait entièrement des références liées à la législation du droit du travail avec un ciblage sur le public éligible, la limitation du nombre d’expériences de volontariat possible, une limitation du nombre de volontaires composant une équipe d’encadrement.
Le statut CEE (contrat engagement éducatif) est un vrai casse-tête pour les organisateurs de séjours, et ne nous satisfait pas en tant qu’employeur voir ci-joint l’annexe réglementaire
Les évolutions  du droit du travail actées par le Conseil d’État, lui-même soumis à un arrêt de la cour de Justice de l’Union Européenne obligent depuis Octobre 2011 à respecter un repos quotidien de 11h ou 12 heures pour les animateurs partant en séjour.
Au-delà de ces aspects réglementaires, la fédération des centres sociaux de la Vienne pense qu’il est grand temps de repenser le statut des animateurs en accueils de loisirs et séjours.
Nous avons décidé d’interpeller les acteurs de notre réseau, nos partenaires afin d’engager le débat sur l’évolution de la fonction du métier « d’animateur d’accueil de loisirs ».
Car pour les centres sociaux de la Vienne « cette situation induite par le Conseil d’Etat ne doit pas masquer les vraies questions qui se posent sur le statut des personnes qui encadrent les enfants et les jeunes dans les accueils de loisirs ».
Des salariés passionnés avec un statut de droit commun
La plupart des animateurs que nous recrutons s’engagent dans cette profession avec passion. Mais celle-ci ne suffit pas. Cet engagement dans la profession n’existe que si il est justement rémunéré et si il s’inscrit dans un parcours professionnel valorisé et reconnu.
Cependant en tant qu’organisateurs de séjours et d’accueil de loisirs, alors que nos projets valorisent le « vivre ensemble » et que nous ouvrons nos accueils à toute la population, avec une attention particulière pour ceux qui ont le plus de difficultés à accéder aux loisirs, nous constatons que le métier d’animateur a changé. Nos accueils de loisirs demandent de plus en plus l’intervention de personnes formées et qualifiées pour encadrer les jeunes et développer nos objectifs éducatifs.
C’est pour cette raison que la place et le rôle de l’animateur dans nos organisations doit être reconsidéré. C’est cette question que le législateur doit aborder et non plus maintenir un statut « hybride » qui précarise le métier d’animateur et ne tient pas compte des nouveaux enjeux éducatifs.
Un débat interne et avec nos partenaires
Nous décidons d’engager le débat au sein de notre fédération nationale afin de faire évoluer les conditions financières et juridiques qui régissent l’accueil des mineurs. Nous interpellerons nos partenaires (Caf, Msa, collectivités locales, Etat…) afin de faire évoluer les modalités liées à l’encadrement dans les séjours et accueils de loisirs enfant.

Pour consulter les aspects réglementaires du statut des animateurs, cliquez sur le livret.

 

L’éducation du futur

Le 19 avril 2012, les accueils de loisirs (ALSH) des centres socioculturels et des francas ont invité les acteurs éducatifs de la Vienne à une journée d’échange sur l’éducation du futur. Philippe Labbé, sociologue et ethnologue à apporter son éclairage sur la question. Mais alors, les centres de loisirs seraient des lieux ou l’on développe des connaissances ?

Pour accueillir les enfants, les ALSH ont l’obligation réglementaire de proposer puis d’appliquer un projet éducatif. Késako? Il s’agit de la feuille de route que doivent suivre les animateurs qui s’occupent de nos enfants les mercredis, après l’école et pendant les vacances. Il est donc bel et bien finit, le temps où nos têtes blondes faisaient des colliers de nouilles en écoutant un apprenti guitariste fredonner la canne de jeanne. Aujourd’hui, les accueils de loisirs sont reconnus par leurs pairs comme des lieux ou l’on apprend au même titre que la famille ou l’école. Dans leur projet éducatifs, les bénévoles et les animateurs indiquent leurs valeurs, leurs principes et les axes éducatifs puis définissent ensemble les consignes à donner aux équipes en fonction des premiers éléments. Ils se basent sur une analyse fine des besoins et envies des familles du territoire. Ils travaillent également en étroite collaboration avec les partenaires locaux et tiennent compte des politiques publiques en cours. Ils suivent de près les évolutions du monde pour adapter leurs activités aux besoins éducatifs d’aujourd’hui et de demain. Philippe Labbé complète et explique que l’animateur contribue à la compréhension du monde. De part sa liberté d’action et sa proximité avec les familles, les enfants et les acteurs sociaux du territoire, il peut éduquer à « bien penser ».

Les 150 acteurs de l’éducation présents lors de cette journée étaient tous bien curieux de savoir comment ils devraient travailler demain. Les besoins des enfants seront-ils les mêmes qu’aujourd’hui? Quelle posture devra avoir l’éducateur, celui qui dit-on « remet à l’endroit l’ordre des choses »? A quoi devra ressembler l’accueil de loisirs de 2020 des centres socioculturels et des francas? S’il est une chose à prendre en compte pour demain c’est le principe de globalité. Philippe Labbé cite Edgar Morin. « La multidimensionnalité des besoins implique la multidimensionalité de l’offre. Hors une seule personne, un seul animateur, ne peut pas répondre à tous les besoins identifiés sur son territoire. Autrement dit, il doit savoir travailler en partenariat. » Ceci interroge non seulement le contenu des projets éducatifs mais également la façon dont ils sont pensés et écrits.

C’est pour cela que les animateurs des centres socioculturels et des Francas du département invitent les familles, leurs confrères et les bénévoles de leurs associations à réfléchir ensemble aux grands principes éducatifs qu’ils coucheront dans leur futur projet. Rendez-vous le 5 juin 2012 au centre socioculturel de la Blaiserie.

Si vous voulez entendre et voir les acteurs des centres socioculturels parler d’éducation, cliquez sur le symbole lecture.


La co-éducation d’hier à demain par fcsv

Si vous souhaitez lire l’intégralité de l’intervention de Philippe Labbé, cliquez sur le document :

Si vous souhaitez lire la synthèse de Pierre Joyeux, des Francas de la Vienne, cliquez sur le document :

Si vous souhaitez lire la synthèse de Philippe Labbé, cliquez sur le document :

Pour plus informations : Cécile Martineau.

Une semaine dédiée à la solidarité

Solidaire plutôt que solitaire. Telle est la devise du centre socioculturel des Minimes à Châtellerault. Dans un monde où la crise a accentué le renfermement sur soi, l’individualisme, et le communautarisme, le centre socioculturel a initié un temps festif où on peut célébrer la Solidarité. Pour la 3ème année consécutive, la structure a proposé une semaine sur le thème du “Vivre ensemble”.

Le Projet: “Semaine de la solidarité”, vient dans le cadre de la semaine nationale des luttes contre les discriminations, dont le constat a été partagé par divers acteurs locaux comme la Ligue des droits de l’homme, Emmaüs, la Croix rouge, …., qui ont souhaité soutenir cette action et en même temps y participer.

C’est un grand moment de sensibilisation au vivre ensemble. Beaucoup de manifestations ont été mis en place alliant rencontre, échange, débat, créativité et convivialité.

L’objectif étant de permettre à tous les citoyens de la ville de se retrouver autour d’un événement festif, leur permettant de dépasser les idées reçues, d’échanger et de s’interroger sur ce que nous pouvons faire pour rendre ce monde plus solidaire, que ce soit à travers nos actes quotidiens les plus simples comme les plus engagés.

Déroulement de La Semaine : Les rendez-vous ont été divers et visent à impliquer un maximum de citoyens : 1000 élèves de la ville ont ainsi pu bénéficier de deux spectacles de théâtre par la compagnie “Avant Quart Théâtre” le premier sur les touarègues “quelques nouvelles de la mer du sable” et le deuxième sur l’esclavage “Edmond la vanille”, sa mémoire et les droits de l’homme.

Une journée mondiale contre le racisme et toutes les formes de discriminations a été organisée, le matin une Expo-Débat au CSC des Minimes animée par la compagnie Avant Quart Théâtre sur le thème de l’esclavage avec la classe journalisme du Collège Descartes, et l’après-midi un ciné-débat autour du film « Intouchables » au Cinéma des 400 coups en direction du public jeune des maisons de quartiers et de l’IME.

Egalement il y a eu une café philo au collège Descartes avec l’intervention d’un artiste engagé “Médine”. Et Soirée Festive « Vivons Ensemble » au CSC des Minimes avec des expositions, une scène ouverte, espace Photo/Calligraphie/Mur d’expression, espace Cuisine Multiculturelle…

La semaine s’est terminé avec le printemps des slameurs où des jeunes ont présenté leur propres textes exprimant à leur tour leur vision de la fraternité, de la solidarité et d’un meilleur vivre ensemble.

Une semaine riche et dynamique: Le Centre Socioculturel des Minimes par cette action festive et solidaire a permis aux acteurs locaux comme aux citoyens de la ville de conjuguer réflexion, créativité et convivialité pour développer davantage un mieux vivre ensemble, défendre les droits humains, partager nos cultures et promouvoir la paix, et ainsi échanger, débattre, informer et insuffler plus de solidarité dans la vie de tous les jours.

Pour cette raison que nous restons fidèle à cette devise “Solidaire plutôt que Solitaire” et que nous déployons toutes nos énergies pour que la solidarité soit un acte réel dans la vie de la cité.

” Y aura-t-il des séjours enfants cet été dans la Vienne ?”

Position commune concernant la situation des personnels intervenant sur les accueils de loisirs organisés par les centres sociaux adhérents à la fédération des centres sociaux et socioculturels de la Vienne.

La question que se posent  les Centres sociaux de la Vienne est : «  Y aura-t-il des séjours enfants cet été dans la Vienne ? ».

Pour le réseau des Centres sociaux et socioculturels de la Vienne, la décision du Conseil d’Etat du lundi 10 octobre 2011 ne remet pas en cause le recours au Contrat d’engagement éducatif (CEE) pour le recrutement d’animateurs et de directeurs dans le cadre de l’accueil collectif de mineurs au sein des accueils de vacances ou de loisirs.

La loi et le décret de 2006 instituant le contrat d’engagement éducatif demeure en vigueur, seules les dispositions relatives aux règles de repos ont été annulées par le Conseil d’Etat.

Cette décision du Conseil d’Etat imposant un repos pour les salariés en CEE de 11 heures entre deux journées de travail place, en l’état actuel de la législation française et européenne, les employeurs dans les centres sociaux et socioculturels de notre branche professionnelle devant l’obligation de revoir les organisations de travail par la mise en place d’un dispositif de roulement entre une équipe de jour et une équipe de nuit quel que soit le statut des salariés.

Cette décision a des incidences importantes sur l’organisation et l’économie générale des accueils collectifs de mineurs dans le cadre des séjours.

Pour pouvoir organiser des séjours d’enfants et de jeunes cet été (à ce jour 52 séjours sont prévus pour l’été 2012 et ils concernent 650 enfants et jeunes) les Centres sociaux devront recruter des salariés supplémentaires. Cette nouvelle disposition implique donc des couts salariaux doublés.

Les conséquences sont prévisibles : renchérissement des coûts des séjours,  annulation d’accueils et de séjours collectifs de mineurs, voire diminution des salaires forfaitaires journaliers pratiqués actuellement au risque de ne plus trouver des volontaires.

Actuellement nous constatons qu’il n’existe sur ce sujet aucune réponse satisfaisante.

Dans le cas où les dispositions actuelles resteraient en l’état il nous faudrait pour  réaliser ces 52 séjours trouvés environ 70 000€ de financement supplémentaire. Auprès de qui ? Des  collectivités locales ? De la Caf de la Vienne ? De l’Etat ? Des familles ?

Il est temps que cette question du volontariat et de l’encadrement des accueils de loisirs soit sérieusement prise en compte par tous.

Cette situation induite par le Conseil d’Etat ne doit pas masquer les vraies questions qui se posent sur le statut des personnes qui encadrent les enfants et les jeunes dans les accueils de loisirs.

Pour les Centres Sociaux de la Vienne notre sentiment est que « le CEE est en décalage avec la réalité professionnelle des personnes qui travaillent dans nos accueils de loisirs, et est en décalage avec nos besoins d’encadrements pédagogiques ».

La plus-part des animateurs que nous recrutons s’engagent dans cette profession avec passion. Mais celle-ci ne suffit pas. Cet engagement dans la profession n’existe que si il est justement rémunéré et  si il s’inscrit dans un parcours professionnel valorisé et reconnu.

C’est pour cette raison que le réseau des Centres sociaux et socioculturels de la Vienne est favorable à la distinction entre  des équipes constituées :

–          majoritairement (c’est-à-dire au moins 50%) d’animateurs ayant un contrat de travail de droit commun (c’est-à-dire classique)

–          et d’animateurs bénévoles/militants dotés d’un contrat d’engagement qui leur assure une indemnité leur permettant de ne pas perdre d’argent.

En effet, si l’accueil de jeunes volontaires dans nos accueils de loisirs fait partie de notre «tradition», que cela vivifie nos actions, nos projets, répond à nos valeurs d’’engagement : pour autant l’exigence pédagogique et la réalité sociale nous obligent, sans doute plus qu’hier, à avoir des équipes de professionnels formés et aguerris.

La réalité d’aujourd’hui est (dans les situations les plus enviables) de 30%.

Avec des équipes professionnelles en statut stable de plus de 50%, l’accueil de personnes en formation, et en statut de volontariat prendrait tout son sens.

Affirmer qu’un travailleur doit se reposer, ne doit pas masquer la réalité salariale des accueils de loisirs.

Cette question du repos compensateur et contrat d’engagement éducatif occulte la réalité de notre secteur.

La place et le rôle de l’animateur dans nos organisations doit être reconsidérée.  Nos accueils de loisirs sont en constante évolution. Nos projets valorisent le « vivre ensemble » et nous ouvrons nos accueils à toute la population, avec une attention particulière pour ceux qui ont le plus de difficultés à accéder aux loisirs, aux départs en séjours. C’est pour ces raisons que nos accueils de loisirs demandent de plus en plus l’intervention de personnes formées et qualifiées pour encadrer les jeunes et développer nos objectifs éducatifs.

C’est cette question que le législateur doit aborder : les salariés des accueils de loisirs sont-ils des salariés comme les autres ? Avec un contrat de travail, une rémunération, des formations et une définition claire du temps de travail.

 «  Y aura-t-il des séjours enfants cet été dans la Vienne cet été 2012 ? »

La décision du Conseil d’Etat qui confirme la validité du contrat d’engagement éducatif mais considère qu’il n’est pas conforme à la législation européenne du travail dans la mesure où il ne prévoit pas de période de repos constitue à nos yeux une remise en cause de ce contrat.

Sur ce sujet nous sommes dans l’attente de positionnements clarifiés qui émaneraient du législateur, de l’Etat, des institutions, des collectivités locales. Sans ces réponses législatives, institutionnelles ou financières le réseau des centres sociaux de la Vienne est dans l’incapacité de maintenir les 52 séjours prévus cet été dans la Vienne.

“Mobilo Cuisto”

Le projet « Mobilo Cuisto» est une action portée par le MCL la Local qui a pour objectif la valorisation des savoirs et savoirs faire des différents publics du quartier centre-ville de Poitiers. Il s’agit de consolider le lien parent/enfant, de mettre en place des actions santé, le tout de manière pédagogique et ludique, dans l’échange et la convivialité. Nous projetons de plus de réaliser un livre de recettes retraçant ce qui ont été réalisé lors des ateliers, et de constituer une mémoire de ces ateliers culinaires. 

Les ateliers pédagogiques alimentaires se déclinent sous plusieurs formes :

–          Des rencontres auprès de producteurs et réalisation d’ateliers avec les produits récoltés,

–          Des rencontre auprès de professionnels de la restauration qui s’impliquent bénévolement pour partager leurs savoirs culinaires,

–          Des échanges de savoir-faire, à différents niveaux, par exemple entre les parents et les enfants, entre les enfants et les professionnels, et entre différents membres d’une même famille.

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